villars

Villars

Guichenon, Hist. de Bresse : bandé d'or et de gueules de six pièces.

Cri : Villars!

Cimier : Une autruche d’or.

Famille chevaleresque qui possédait la terre de Villars et la plus grande partie du Franc-Lyonnais et de la Dombes, avec les mêmes prérogatives que les Coligny tenaient le Revermont, les sires de Baugé la Bresse et les sires de Thoire partie du Bugey; cette souveraineté paraît remonter au règne de Rodolphe ou Raoul le fainéant, roi de Bourgogne et de Provence, dont l’indolence et l’éloignement laissèrent usurper cette autorité supérieure.

Le sceau dont les Villars se servaient, en leurs lettres de concessions, était un homme à cheval, armé de toutes pièces, l’épée en la main droite et le bouclier en la gauche, à l’exemple des sires de Baugé de Coligny, de Thoire, etc.

Etienne de Villars, premier du nom, vivait en 1030, Adalard Ier, en 1080, Adalard II, en 1100, Ulrich, en 1130. — Après eux, Etienne II de Villars fut seigneur de Villars et de Loyes en Bresse, du Châtelard en Dombes, et de Rochetaillée en Lyonnais. Il ne laissa qu'une fille, Agnès, dame de Villars, Loyes et Châtelard, qui épousa Etienne Ier, sire de Thoire, qui depuis lors s’intitula seigneur de Villars.

Ce mariage transporta toutes les seigneuries de Villars, en Dombes et Lyonnais, aux sires de Thoire, dit Guichenon ; « la mémoire de cette alliance fut si chère que, depuis ce temps-là, tous les enfants de la famille portèrent le nom de Villars, celuy de Thoire réservé seulement au père. »

Nous avons vu également que c’est d’eux que les sires de Thoire-Villars prirent l’écu bandé d’or et de gueules de six pièces.