valromey

Valromey

VALROMEY. — Le nom de ce pays, quoique dérivé du latin vallis Romana, est écrit dans les chartes anciennes Varromey. C’était, au dire de Louvet, le lieu de bannissement des citoyens romains condamnés par le Sénat à vider l’Italie. « Toutefois, dit M. le baron Raverat, dans son excellent ouvrage les Vallées du Bugey, ce n’est là qu’une tradition locale dénuée de preuves .....En vertu des lois qu’il édictèrent, les Burgondes vainqueurs, gardant pour eux les deux tiers du territoire conquis, laissèrent l’autre tiers aux anciens habitants du pays, alors désignés sous le nom de Romains. Cette vallée fut probablement l’un des cantons qui leur fut concédé et par suite de cette circonstance prit le nom de Vallis Romanum. Il paraît n'avoir eu d'autres armoiries que celles de ses seigneurs. Courtépée prétend qu'elles étaient d'or, à trois bandes de gueules.

L'empereur d'Allemagne, Henri IV, donna le Valromey à son beau-frère, Amédée II, comte de Savoie.

Par mariage, Henry de Beaujeu, fils de Guichard III, était, au commencement du Xe siècle, seigneur du Valromey, qui, ensuite, appartint longtemps à la maison de Savoie. Louis XIII l’érigea en marquisat en faveur de la maison d’Urfé.

Honoré d’Urfé, auteur du roman pastoral de l’Astrée, fut seigneur de Valromey et de Virieu-le-Grand, vers 1600. — Diane de Châteaumorand, marquise d’Urfé, le donna, le 14 octobre 1625, à Jean de Lévis, qui devint ainsi marquis de Valromey. — Marie de Lévis-Châteaumorand mourut en 1723, non mariée, marquise du Valromey.—Louis-Claude de Clermont-Montoison remplaça dans cette possession l’antique maison de Lévis et en fut le dernier seigneur.

Champagne était le lieu principal. — Virieu-le-Grand; le siège de la judicature mage du marquisat.