Monnier

MONNIER. — Guy Allard, Hist. généalogique : d'argent, au chevron de sable, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un lion du même; au chef de gueules chargé de trois besants d'or.

Le colonel de génie Gabriel-Joseph Monnier de Courtois, reçut les armoiries suivantes : de sable, à l'épée haute en barre d'argent, montée d'or, accompagnée en chef d'un casque d'or et en pointe a senestre d'une bombe de même; bordure de gueules, au signe de chevalier, occupant le tiers de l’écu.

Les plus anciens sont Morgstone Monneri, vivant à Biziat en 1356, et Jehan, en 1384. — Pierre Monneri, notaire à Biziat en 1439, fondateur de la chapelle Saint-Claude, eut trois enfants : l'aîné, Jean, coseigneur des rentes nobles de la Salle et Collomb, testa le 22 décembre 1545 : son fils Claude n'eut que des filles ; le second, Bertrand, continua la famille à Biziat; le troisième, Pierre, s'établit à Valence où il a fait souche des Monnier de Caylus.

Les descendants de Bertrand ont donné des notaires de Biziat, châtelains de Pont-de-Veyle ; puis Jean-Joseph Monnier, docteur médecin, doyen des conseillers du Tiers-Etat de Bresse, marié, le 4 juin 1738, à Marie Perrier. Il eut pour enfants, outre trois filles :

1° Jean-Marie Monnier, conseiller du roi, marié à Claudine-Benoîte Morel : il est auteur d'un manuscrit, gros volume in-4°, intitulé : Généalogie de la famille Monnier et de celles qui lui sont alliées; donné à la bibliothèque de Bourg ;
2° Louis-Denis-Élisabeth Monnier, écuyer, lieutenant de la maréchaussée, marié à Louise Vorle ;
3° Victor Monnier, capitaine de gendarmerie :
4° Jean-Marie Monnier, colonel de maréchaussée, chevalier de Saint-Louis, qui reçut de son père le surnom d'Apremont d'une maison de campagne qu'il avait à Fleurieux. Ses descendants doivent exister encore ;
5° Philibert-Marie Monnier, avocat, juge des marquisats de Treffort et de Varambon, surnommé Dugey, du nom du Moulin Dugey, à Saint-André-d'Huyria, le plus ancien des biens appartenant à la famille ;
6° Gabriel-Joseph Monnier, chevalier de Saint-Louis, ingénieur du roi, attaché militaire à l'ambassade de France à Constantinople, en 1784, colonel du génie, surnommé de Courtois, du nom du domaine de Courtois à Fleurieux ; marié à Agnès-Marie-Anne-Josèphe Goblet : d'où Eugène et Frédéric Monnier, notre collègue de la Société d'émulation de l'Ain, qui a laissé sa fortune à la Charité de Bourg;
7° Jean-Pierre Monnier surnommé de Brosses, du nom d'un domaine, marié le 16 juillet 1782 à Mlle Vignaut de Saint-Sauge-en-Nivernais.