joinville

Joinville

Le P. Anselme, Hist. généal, des grands officiers : d'azur, à trois broyés d'or, au chef d’argent, chargé d'un lion issant de gueules.

Nous ne pourrions dire pourquoi ces armoiries, qui devinrent lors de l’enregistrement dans l’Armorial général de France, celles du Pays de Gex, furent alors blasonnées avec trois morailles; les morailles représentent ces tenailles de maréchal destinées à serrer le nez des chevaux quand on les ferre, au lieu que, par broyés, il faut entendre cet instrument en bois qui sert à rompre le chanvre et à séparer la niasse de la chenevotte.

Cette famille tire son nom de Joinville en Champagne, où elle remonte à Estienne, surnommé de Vaux, seigneur de Joinville, père de Geoffray, comte de Joigny, qui vivait en 1090.

Simon de Joinville devint seigneur du pays de Gex par suite de son mariage avec Lyonnette, dame de Gex, fille de Amé, seigneur de Gex et de Béatrix de Baugé (après l’année 1254). Il eut deux fils, Hugues de Joinville.et Pierre de Marnay, ce dernier auteur d’une branche possessionnée à Marnay et à Divonne.

Hugues succéda à Simon, son père ; il fut remplacé, par suite du décès sans postérité de Pierre de Joinville, l’ainé, par son frère Guillaume marié, en 1294, avec Jeanne de Savoie, des barons de Vaud.

Ses enfants possédèrent la seigneurie jusqu’à Hugues de Joinville, seigneur, de Gex, qui donna ses biens à Hugues de Genève, cadet de cette maison ; mais Amédée VI de Savoie, dit le comte Verd, lui enleva le château de Gex, à la fin de 1353, et depuis cette époque, il demeura sous la domination des comtes de Savoie, jusqu’en 1536, époque à laquelle les Bernois s’en emparèrent. Plusieurs fois ressaisie par les Genevois ou par les comtes de Savoie, cette malheureuse contrée fut enfin, en 1593, confiée à la garde des troupes fédérales de la Suisse, au nom d’Henri IV, jusqu’à son annexion définitive à la France, en 1601.