franc-lyonnais

Franc-Lyonnais

La description que nous venons de faire des provinces, sireries ou souverainetés, qui composèrent le pays, actuellement le département de l’Ain, serait incomplète si nous ne signalions l’existence de cette petite agglomération de villages connue sous le nom de Franc-Lyonnais, quoique son l’Histoire soit confondue dans celle de ses seigneurs, et les armoiries citées aux familles qui l'habitèrent. « Ce petit Etat, dont Neuville (Vimy) était la capitale, avait, dit M. DEBOMBOURG, Hist. comm. de la Dombes, des immunités particulières, des privilèges étendus qui dispensaient ses habitants de la taille, des droits de gabelle et du logement militaire; il fallut la commotion de 1789 pour priver les communes de leurs privilèges et les placer sous le niveau de l’égalité administrative, »

Les longs démêlés des sires de Villars, avec l'Eglise de Lyon, avaient été la cause de cette extension successive de l'autorité de celle-ci sur cette portion du territoire dit à la part de l’Empire; par acquisitions, échanges ou donations, elle s’étendit successivement sur Vimy, Genay, Rochetaillée, Riotiers, Saint-Bernard, dont elle forma un pays affranchi d’impôts et de servitudes, comme la Dombes.

Genay était le siège d’une châtellenie pour la justice du Chapitre de Lyon à l’égard de ces possessions.

La portion du Franc-Lyonnais, aujourd’hui comprise dans l’Ain, s’appelait plus particulièrement Petit-Franc-Lyonnais. Il était subdivisé en deux parties (comprenant, d’une part, la commune entière de Genay, le hameau de Bernoud, dépendant de Massieux, le quart de Civrieux et une faible portion de Saint-Jean-de-Thurignieux, et, d’autre part, les communes de Saint-Bernard, Riotiers et le tiers de Saint-Didier-de-Formans.

Annexées au royaume de France, ces, communes conservèrent longtemps leurs franchises et libertés, puisque la dernière confirmation de leurs droits date de 1746, sous le règne de Louis XIV.