dombes

Dombes

DOMBES. Cette souveraineté n’eut point d’armoiries particulières : elle portait celles des princes qui la possédaient.

Au temps de César, ce pays était habité, selon Adrien de Valois, Notitia Galliarum, parles Ségusiaves, et, selon d’Anville, Géographie ancienne abrégée, par une partie des Ambarres : sous Honorius, il dépendait de la première Lyonnaise.

Des Romains, il passa aux Bourguignons et fît partie du second royaume de Bourgogne. A la fin du Xe siècle, plusieurs seigneurs se rendirent indépendants : les sires de Baugé occupaient la partie septentrionale et le reste était possédé par les sires de Villars. A ces derniers, succédèrent les sires de Thoire-Villars, et, aux comtes de Baugé, les seigneurs de Beaujeu qui devinrent bientôt les seuls souverains du pays.

Edouard II, dix-septième sire de Beaujeu, seigneur de Domines, qui menait une vie molle et licencieuse, ayant fait enlever une fille de Villefranche et jeter par la fenêtre l’huissier qui vint l’ajourner, pour ce crime fut arrêté par des troupes que Charles VI envoya, et conduit à Paris en prison. Louis II, duc de Bourbon, obtint sa grâce : en reconnaissance, Edouard de Beaujeu lui fît don, le 23 juin 1100, du Beaujolais et de la principauté de Dombes. Sa postérité en jouit jusqu’en 1527, époque à laquelle un arrêt du Parlement de Paris la réunit à la couronne de France.

Restituée, en 1560, aux Bourbons-Montpensier la Dombes ne fut définitivement réunie à la France qu’en 1762.

Trévoux était le chef-lieu de la principauté.

Le Parlement fut fondé en 1523 par le roi de France, François Ier, qui s’était emparé du pays à cause de la félonie du connétable de Bourbon. Le premier sceau dont il se servit portait cette légende : SIG. DOMINT NOSTRI FRANCORVM REGIS, PRO SVPREMO DOMBARVM PARLAMENTO. Il siégea à Lyon jusqu’au mois de novembre 1596, époque à laquelle une déclaration de M. le duc du Maine le transporta à Trévoux.

Les présidents, maîtres des requêtes, conseillers, avocats et procureurs généraux, les quatre secrétaires, le greffier en chef jouissaient de la noblesse transmissible à leurs enfants, au premier degré, tant en France qu’en Dombes : des édits de 1574, 1601 et 1694 confirmèrent définitivement ces privilèges et prérogatives pour vingt années de services ou les cas de décès des titulaires en charges.