coligny

Coligny

Guichenon, Hist. de Bresse : de gueules, à une aigle d'argent membrée, becquée et couronnée d'azur, armée et languée d'or.

Supports : Deux lévriers d'argent accolés de gueules. Devise : IE LES ESPREVVES TOVS.

Ancienne et illustre famille que Guichenon prétend être sortie des anciens comtes de Bourgogne ; elle était établie à Coligny, dont moitié, Coligny le vieux, en Bourgogne, et moitié, Coligny le neuf, en Bresse. Outre leurs possessions bourguignonnes, les sires de Coligny possédèrent, au temps de leur plus grande puissance, en Bresse : Coligny, Beaupont, Marboz, Saint-Etienne-du-Bois, Pirajoux, Bény, Cormos, Montjouvent, Treffort, Jasseron et Pont-d'Ain, et en Bugey : Poncin, Ambronay, Saint-Rambert, Saint-Sorlin, Rougemont, Port, Brion et Matafelon.

Le premier que l'on connaisse est Manassès, seigneur de Coligny et du Revermont en 1086. — Guéric Ier, seigneur dudit lieu, fut l'un des seigneurs de Bourgogne qui se rendirent en Terre-Sainte en 1447. — Humbert II, son fils, seigneur de Coligny, accompagna, avec plusieurs de ses vassaux, Hugues III, duc de Bourgogne, dans son voyage de Palestine en l'an 1171. — Philibert de Coligny, chevalier, était seigneur de Cressia, en 1500.

Leur descendance a fourni de grands hommes à la patrie :

Gaspard de Coligny, maréchal de France sous François Ier ;

Gaspard de Coligny, fils du précédent, amiral de France, né en 1517, qui périt lors des massacres de la Saint-Barthélemy, du 23 au 24 août 1572 ;

Odet de Coligny, son frère, cardinal en 1533, mort en Angleterre, en 1570 ;

François de Coligny, seigneur d'Andelot, colonel général de l'infanterie française, auteur de la branche des seigneurs d'Andelot, comtes de Laval, mort à Saintes, en 1569.

Cette branche d'Andelot finit dans Gui, 22e du nom, tué en Hongrie, en 1605 ; celle de Saligny s'éteignit par Gaspard-Alexandre, comte de Coligny, mort en 1694, sans enfants.

Les Coligny de Crelia avaient fini en 1324 et ceux de Cessia en 1407.

Anne-Elisabeth de Sandersleben Coligny-Châtillon, la dernière de sa maison, épousa Thomas de Pillot, chevalier, seigneur de Chenecey, Marnoz, Saint-Martin, etc., comte du Saint-Empire Romain, lequel a relevé le nom et les armes de cette famille en vertu de lettres patentes données à Paris le 5 février 1718.

Le P. Anselme donne leur généalogie au tome VII, p. 144, de son ouvrage que nous avons cité. — Du Bouchet a publié sur cette maison les deux livres qui suivent :

Table généalogique de l’illustre maison de Coligny, dressée sur chartes et titres authentiques, en attendant l’histoire, Paris, Edme-Martin, 1640.

Preuves de l’histoire générale de l’illustre maison de Coligny, tirées des chartes de diverses églises et abbayes, etc., Paris, 1662.