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Baugé ou Bagé

Guichenon, Hist. de Bresse et Bugey : d'azur, au lion d'hermines. On trouve plus souvent un champ de gueules comme le porte la gravure : c’est l’opinion des historiens Bara et Pingon, et plus récemment celle de d’Hozier qui blasonne, avec cette dernière cou¬leur, les armoiries de la province de Bugey et celles de la ville de Bagé.

Le sceau des sires de Bagé était un homme à cheval, l’épée nue en la main droite, le bouclier à gauche, avec cette légende: S. DOMINI DE BALGIACO.

La sirerie de Baugé fut l’une des cinq principales formées en Bresse, lors de la réunion à l’Empire du royaume de Bourgogne. (Voyez Province de Bresse.)

Elle s’étendait du nord au midi depuis la rivière de la Seille jusqu’à la Veyle, et de l’occident à l’orient depuis la Saône jusqu’au Revermont. Baugé, situé à une lieue de la Saône, près de Mâcon, était la capitale de cet Etat dont Hugues fut possesseur dès 830.

Rodolphe fut le premier qui, en 1015, prit la qualité de seigneur de Baugé et de Bresse. Guy, seigneur de Baugé et de Bresse, testa le 5 avril 1255, laissant tous ses biens à l’enfant dont sa femme était enceinte : ce fut une fille, Sibylle de Baugé, qui épousa en 1272, Aîné IV, comte de Savoie. D’eux sont sortis les princes de Savoie, seigneurs de Baugé et de Bresse, qui ont possédé cette sirerie jusqu’en 1601, époque de leur réunion au domaine de France.

La ville de Baugé fut démembrée de la Bresse, le 16 novembre 1575, et donnée à Renée de Savoie-Tende, veuve de Jacques de Savoie, en échange du comté de Tende et de la souveraineté de Maroc.